Politique




Ouagadougou : une conférence internationale relance le débat sur l’héritage de Thomas Sankara

Du 15 au 17 mai 2026, la ville de Ouagadougou a accueilli la Conférence internationale consacrée à la Révolution démocratique…

Du 15 au 17 mai 2026, la ville de Ouagadougou a accueilli la Conférence internationale consacrée à la Révolution démocratique et populaire (RDP) et à la Révolution progressiste populaire (RPP), organisée par le Comité international du Mémorial Thomas Sankara.

 

Placée sous le thème « Comment raviver, ancrer et transmettre l’esprit et les valeurs révolutionnaires à la jeunesse de la Confédération des États du Sahel », cette rencontre a réuni des délégations venues de plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, notamment le Mali, le Niger, le Ghana, le Tchad, la République démocratique du Congo, ainsi que la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela, Cuba, l’Inde, le Brésil et les États-Unis.

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La conférence a bénéficié du co-parrainage de plusieurs membres du gouvernement burkinabè, traduisant l’intérêt institutionnel accordé à cette initiative axée sur la transmission idéologique et historique des valeurs révolutionnaires.

Durant trois jours, les participants ont échangé sur l’héritage politique de Thomas Sankara, les fondements de la révolution sankariste ainsi que les stratégies de transmission de cet héritage aux jeunes générations.

Un accent particulier a été mis sur le dialogue intergénérationnel entre anciens acteurs de la Révolution démocratique et populaire, notamment d’anciens responsables politiques, membres des structures révolutionnaires et militants, et une nouvelle génération de jeunes engagés dans la dynamique de la RPP.

Les débats ont porté sur les acquis et les limites de la période révolutionnaire, la formation politique, les structures organisationnelles de l’époque, mais aussi sur des thématiques contemporaines telles que le panafricanisme, les médias, les relations sino-africaines et les modèles de développement.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a rappelé les orientations diplomatiques du pays et des États de la Confédération des États du Sahel, fondées sur la souveraineté et l’indépendance stratégique.

La clôture des travaux a été assurée par le ministre en charge de l’enseignement et de la formation professionnelle, représentant le ministère de la Communication, qui a souligné l’importance de la transmission historique et politique dans la construction de l’avenir.

Un moment fort de la conférence a été la commémoration du 17 mai 1983, date liée à un tournant majeur de l’histoire politique du pays, marquée par des activités symboliques et une campagne de collecte de fonds intitulée « Ma brique pour Sankara ».

Cette initiative a permis de mobiliser plus de 36 000 briques, représentant plus de 18 millions de FCFA, destinées au financement du projet de Mémorial Thomas Sankara.

Plusieurs contributions importantes ont été enregistrées, notamment celles de personnalités et partenaires issus de différents horizons, illustrant l’ampleur de la mobilisation autour de ce projet mémoriel.

Quatre principales recommandations ont été formulées, portant sur la formation idéologique de la jeunesse, la structuration des mécanismes de transmission, le renforcement de la solidarité internationale et la consolidation de l’ancrage populaire des valeurs révolutionnaires.

Les organisateurs ont indiqué que ces recommandations seront transmises aux autorités de la Confédération des États du Sahel pour examen et mise en œuvre éventuelle.

La conférence s’est achevée sur un message de solidarité internationale et la remise de documents, d’archives historiques et de contributions destinées au projet de mémorial, marquant la fin de trois jours de réflexions et d’échanges à Ouagadougou.

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