La Commission bancaire de l’UMOA a sanctionné trois banques en Côte d’Ivoire, au Niger et au Togo, pour des manquements liés à la gouvernance et à la lutte contre le blanchiment de capitaux.
La Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), réunie lors de sa 151ᵉ session tenue les 16 et 17 décembre 2025, a infligé des sanctions disciplinaires et financières à trois établissements de crédit opérant respectivement en Côte d’Ivoire, au Niger et au Togo.
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Côte d’Ivoire : blâme et sanction financière de 151 millions FCFA
En Côte d’Ivoire, une banque a été frappée d’un blâme pour non-respect des textes légaux et réglementaires encadrant l’activité bancaire. Les manquements constatés portent principalement sur les insuffisances du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme ainsi que la prolifération des armes de destruction massive.
À cette sanction disciplinaire s’ajoute une amende de 151 millions de francs CFA. Les faits reprochés ont été classés dans la troisième catégorie d’infractions, conformément à l’Instruction n°006-05-2018 du 16 mai 2018 relative aux sanctions pécuniaires applicables aux établissements de crédit.
Niger : amende de 300 millions FCFA
Au Niger, une autre banque a également écopé d’un blâme pour divers manquements aux exigences réglementaires. Les insuffisances relevées concernent la gouvernance, la gestion des risques ainsi que les mécanismes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
La Commission bancaire a assorti cette sanction d’une amende de 300 millions de francs CFA. Les infractions ont été rangées dans les deuxième et troisième catégories prévues par la réglementation communautaire.
Togo : gouvernance et conformité pointées du doigt
Au Togo, un établissement de crédit a été sanctionné pour des défaillances similaires, notamment en matière de gouvernance, de gestion des risques et de conformité aux normes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
La banque concernée devra s’acquitter d’une amende de 300 millions de francs CFA, les manquements ayant également été classés dans les deuxième et troisième catégories d’infractions prévues par les textes en vigueur.




