Le président burkinabè Ibrahim Traoré affirme que la lutte contre le terrorisme progresse, évoquant des avancées significatives sur le terrain.
Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, s’est montré confiant quant à l’évolution de la lutte contre le terrorisme, lors d’un échange avec la presse tenu le jeudi 2 avril 2026. Le chef de l’État a estimé que les progrès enregistrés ces derniers mois rapprochent le pays d’un tournant décisif. « Au rythme actuel, nous ne sommes plus très loin », a-t-il assuré, mettant en avant une transformation profonde des méthodes opérationnelles.
Selon lui, les forces burkinabè ont rompu avec les approches utilisées durant les années précédentes, en développant de nouveaux outils jugés plus efficaces sur le terrain.
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Des avancées dans des zones stratégiques
Ibrahim Traoré a notamment évoqué des percées significatives dans des zones longtemps considérées comme des bastions de groupes armés, en particulier dans la région de Djibo. Ces espaces, autrefois difficilement accessibles, ont été investis par les forces de défense. Le président a indiqué que des installations importantes y ont été découvertes, notamment des camps d’entraînement structurés et équipés.
Selon lui, ces infrastructures témoignent du niveau d’organisation des groupes armés, qui s’étaient durablement implantés dans ces zones.
Une nouvelle phase de la lutte
Le chef de l’État a expliqué que la stratégie actuelle vise désormais à consolider les acquis en empêchant toute reconstitution de ces bases. Il a insisté sur la nécessité de sécuriser les frontières et de limiter les infiltrations, souvent utilisées par les groupes armés pour mener des attaques ponctuelles. Cette phase, qu’il qualifie de déterminante, devrait permettre de réduire significativement les capacités d’action des groupes terroristes.
Pour les autorités burkinabè, la combinaison de ces nouvelles approches et du contrôle accru du territoire pourrait marquer une étape décisive dans la lutte engagée depuis plusieurs années contre l’insécurité.




