Après plus de trois semaines d’interruption, la reprise des activités de la Société de Transport Aorèma et Frères (STAF) à Tchériba suscite un réel soulagement chez les voyageurs, commerçants et acteurs du transport.
La population de Tchériba, dans la province du Mouhoun, a accueilli avec satisfaction la reprise STAF Tchériba, effective depuis le 10 mars 2026. Les activités de la Société de Transport Aorèma et Frères avaient été suspendues pendant plus de trois semaines.
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Pour rappel, un arrêté pris le 12 février 2026 avait ordonné l’arrêt des activités de transport routier de la compagnie à compter du 16 février. Cette décision faisait suite à plusieurs irrégularités relevées par les autorités. Il s’agissait notamment d’infractions au code de la route et du non-respect des limitations de vitesse.
À l’époque, cette mesure avait suscité diverses réactions au sein de la population Certains habitants redoutaient les conséquences économiques et sociales d’une telle suspension. D’autres, en revanche, avaient salué la fermeté des autorités, estimant qu’elle pouvait contribuer à renforcer la discipline dans le secteur du transport.
Après 21 jours d’interruption, un nouvel arrêté du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a finalement autorisé la reprise STAF Tchériba. Le 10 mars 2026, l’arrivée du premier car de la société à la gare routière de Tchériba a été accueillie avec enthousiasme par les vendeuses ambulantes, les agents de la gare et les passagers.
Selon Fatim Traoré, passagère en provenance de Ouagadougou, l’arrêt des activités de STAF avait sérieusement perturbé le transport des voyageurs. Elle explique que les autres compagnies de transport avaient du mal à absorber l’affluence, ce qui provoquait souvent de longues attentes pour les passagers.
Même constat pour Abdoul Razak Ouédraogo, agent au service courrier. Selon lui, l’arrêt des cars de STAF avait entraîné de nombreux retards dans l’acheminement des correspondances. Du côté des commerçantes, la reprise des activités constitue également un véritable soulagement. Minata Traoré, vendeuse de sésame, explique que les cars de STAF représentent un marché important pour les vendeuses installées à la gare. Elle précise qu’un seul arrêt permet parfois d’écouler entre 1 500 et 2 500 francs CFA de marchandises.
Le chef de la gare de Tchériba, Souleman Dissa, indique que durant la période de suspension, les agents de la gare rencontraient d’importantes difficultés pour trouver des places aux voyageurs. Les autres compagnies arrivaient souvent déjà complètes. Toutefois, M. Dissa reconnaît que la décision de suspension était nécessaire face à la multiplication des accidents et aux comportements dangereux observés chez certains conducteurs.
« Cette décision rappelle que nul n’est indispensable », a-t-il déclaré, tout en soulignant l’importance de préserver les vies humaines.
Dans la ville, plusieurs habitants saluent à la fois la reprise STAF Tchériba et la fermeté affichée par les autorités. Certains appellent néanmoins le ministère en charge des transports à renforcer les contrôles réguliers au sein des compagnies afin de prévenir les accidents plutôt que d’intervenir après les drames.




