L’armée malienne a fermement contesté des informations évoquant la libération de détenus liés à des groupes armés. Elle assure n’avoir conclu aucun accord.
L’armée malienne a formellement rejeté, lundi 30 mars 2026 à Bamako, les informations faisant état d’une libération de centaines de détenus liés à des groupes armés. Face à la presse, le colonel-major Souleymane Dembélé, directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a assuré qu’aucun accord n’a été conclu avec des groupes qualifiés de terroristes.
« Notre pays ne s’inscrit dans aucun compromis avec les terroristes », a-t-il déclaré, rejetant sans ambiguïté toute idée de négociation. Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme médiatique organisé », accusant certains médias étrangers de diffuser des informations susceptibles d’influencer négativement l’opinion publique.
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Cette mise au point intervient après la publication d’articles évoquant de possibles arrangements locaux entre les autorités maliennes et des groupes armés. Le média TV5Monde avait notamment rapporté, le 22 mars, la libération de plus d’une centaine de détenus présumés liés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement en carburant à Bamako.
Selon ces informations, cette mesure aurait visé à faciliter la circulation de convois de carburant vers la capitale, confrontée à des perturbations logistiques persistantes. Le média évoquait davantage une démarche ponctuelle de désescalade qu’un accord formel entre les parties.
Une interprétation que les autorités maliennes rejettent catégoriquement. Pour la DIRPA, ces récits relèvent d’une tentative de fragilisation de la perception de la situation sécuritaire au Mali.
À ce stade, aucune reconnaissance officielle d’une libération négociée ou d’un arrangement avec des groupes armés n’a été faite par les autorités.
Au-delà de ce démenti, l’armée assure conserver la maîtrise des opérations sur le terrain. Elle affirme adapter en permanence ses stratégies face aux modes d’action des groupes armés, notamment sur les axes logistiques.
Ces déclarations interviennent alors que l’approvisionnement de Bamako, en particulier en carburant, a été perturbé ces derniers mois en raison d’attaques ciblant des convois et certaines routes stratégiques.
Dans ce contexte, les autorités entendent rassurer sur leur capacité à sécuriser le territoire et à maintenir la pression sur les groupes armés.




