Au Burkina Faso, plusieurs individus ont été arrêtés pour exportation frauduleuse d’ânes. Les autorités ont saisi des centaines d’animaux et rappellent la fermeté de la loi en vigueur.
Le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou a annoncé, dans un communiqué daté du 16 mars 2026, l’interpellation de plusieurs individus impliqués dans un réseau d’exportation illégale d’ânes.
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Cette opération s’inscrit dans la lutte contre le trafic d’ânes au Faso, une activité formellement interdite par la réglementation nationale. Dans le ressort du Tribunal de grande instance de Pô, deux individus ont été arrêtés le 12 mars dans la zone de Tiébélé alors qu’ils convoyaient 62 ânes. Ils ont été conduits à la brigade territoriale de gendarmerie pour les besoins de l’enquête. Deux jours plus tard, le 14 mars, deux autres suspects ont été interpellés alors qu’ils tentaient d’acheminer 70 ânes hors du territoire.
Des saisies importantes à Koudougou
Dans le ressort du Tribunal de grande instance de Koudougou, les forces de l’ordre ont également mené une opération d’envergure. Le 12 mars, la Brigade de prévention routière de la gendarmerie a intercepté deux camions transportant environ 200 ânes en direction de l’extérieur du pays. Ces différentes opérations illustrent l’ampleur du trafic d’ânes au Faso et la mobilisation des autorités pour y mettre fin.
De nombreuses irrégularités constatées
Les contrôles effectués ont révélé plusieurs infractions graves. Parmi celles-ci figurent le transport d’un nombre d’animaux largement supérieur à la limite autorisée, l’absence d’autorisation d’exportation et le défaut de certificat sanitaire vétérinaire. Les convoyeurs ne disposaient pas non plus de laisser-passer zoo-sanitaire, documents pourtant obligatoires.
Ces manquements confirment le caractère illégal du trafic d’ânes au Faso.
Un rappel ferme de la loi
Le Procureur général a rappelé que l’exportation des ânes est strictement interdite au Burkina Faso. Cette interdiction est encadrée par le décret du 7 septembre 2016 relatif à la réglementation de l’abattage et de l’exportation de certains animaux. Les infractions sont également sanctionnées par le code de santé animale et de santé publique vétérinaire. Les personnes impliquées s’exposent à des poursuites judiciaires, à la saisie des animaux et à la confiscation des moyens utilisés. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans ce réseau.
Cette opération intervient quelques jours après une mise en garde du gouvernement contre l’exportation frauduleuse d’ânes vers les pays voisins.




