SUCCESS STORY   |     DIASPORA   |     JEUNES TALENTS  |    

Statue de Thomas Sankara : Le Comité international mémorial demande pardon et promet une œuvre finale parfaite

Par Emmanuelle OMONDO - 05/03/2019

La statue géante en hommage au capitaine Thomas Sankara a été dévoilée le 2 mars 2019. Le manque de ressemblance avec l’homme de la révolution burkinabè a choqué plus d’un Burkinabè.

Le Comité international pour le mémorial Thomas Sankara (CIM-TS), au cours d’une conférence de presse organisé le 4 mars 2019, a reconnu qu’effectivement l’œuvre ne reflète pas les traits du capitaine Sankara. Il a expliqué qu’il s’agit de l’œuvre provisoire qui sera finalisée dans deux mois et le produit final devrait mieux refléter ce héros panafricain. Par ailleurs, il annonce la réouverture des souscriptions populaires dès aujourd’hui. « A l’endroit de tous ceux qui ont été choqués par le manque de ressemblance de la statue avec les traits du président Thomas Sankara, nous demandons pardon. Nous demandons pardon au président du Faso. Nous demandons pardon au parrain John Jerry Rawlings. Nous demandons pardon aux parents des victimes, nous demandons pardon aux populations du Burkina Faso, d’Afrique et du monde », a campé d’entrée, le secrétaire général du Comité international mémorial Thomas Sankara (CIM-TS), Luc Damiba.
    © Droits réservés
    Statut en mémoire de Thomas Sankara
Il a confié que l’œuvre n’est pas encore achevée, mais que c’est une version provisoire qui a été dévoilée. L’objectif, a-t-il précisé, était de faire coïncider l’ouverture du site du mémorial et l’hommage au président Thomas Sankara avec la commémoration du cinquantenaire du FESPACO. « Nous avons bien noté les exigences du peuple. L’œuvre finale reflétera naturellement et fidèlement le visage, les traits du héros que nous aimons tous », a-t-il promis. Il a assuré que les corrections seront apportées par le CIM-TS qui endossera l’entière responsabilité de son achèvement. Tout en appréciant positivement la vigilance des populations qui se reconnaissent en l’homme du 4 août 1983 et qui ont été choquées, le CIM-TS a tenu à apporter quelques clarifications. « La statue du président Thomas Sankara est une commande publique qui date d’avant le début du projet Mémorial Thomas Sankara et était prévue pour être installée dans un carrefour important de la ville de Ouagadougou. C’est par la suite que le comité a noué un partenariat avec le ministère de la Culture pour que la statue puisse être le premier signe visible au niveau du site du Mémorial Thomas Sankara. Donc, le ministère l’a réceptionnée et l’a rétrocédée à CIM-TS. Le CIM-TS était conscient qu’elle n’était pas parfaite et qu’elle n’était même pas achevée. C’est pour cela d’ailleurs que la statue a été recouverte depuis hier soir jusqu’à sa finition », a rappelé Luc Damiba.
L’ancien président ghanéen, John Jerry Rawlings, par ailleurs parrain du CIM-TS, dit aussi avoir eu les mêmes impressions que tout le monde, à savoir que cette statue ne reflétait pas les traits de son frère Thomas Sankara. « Il faudra la refaire encore et encore jusqu’à ce qu’elle ressemble à Thomas Sankara qui était un bel homme. Ce dévoilement de la statue ne devrait pas être seulement un symbole mais « une réalité » de la preuve vivante de Thomas Sankara à travers le monde », a-t-il lancé. Au cours de la rencontre avec le président du Faso, le 3 mars 2019, les échanges ont porté, entre autres sur l’avancée du projet du mémorial. « Des corrections vont être apportées », y compris dans le fonctionnement du CIM-TS, a-t-il assuré.
Pour sa part, Nathalie Yamb, une des porte-paroles du parrain, estime que le buzz suscité par le dévoilement de la statue de Thomas Sankara est une preuve d’amour. Mais, à l’entendre, l’amour, ce n’est pas seulement dans les mots, mais aussi et surtout les actes. « Nous appelons tous ceux qui éprouvent de l’amour ou de l’admiration pour Thomas Sankara, à mettre la main à la poche pour contribuer à la réalisation de ce mémorial. Il ne s’agit pas seulement de critiquer sur les réseaux sociaux, mais de s’impliquer concrètement dans la réalisation de cette œuvre », a-t-elle insisté. Faut-il le préciser, les souscriptions populaires sont également ré-ouvertes à compter de ce lundi 4 mars 2019 et toutes les contributions sont attendues sur les différentes plateformes de paiement. Le Comité a promis de s’inscrire dans une logique de transparence et prend l’engagement de tenir informée l’opinion publique des mises à jour en permanence en fonction de l’évolution du chantier.
MOTS CLES :  Thomas   Sankara,   Luc   Damiba,   Nathalie   Yamb 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

La première édition du Festival de la bande dessinée de Ouagadougou 3 au 5 mars 2013
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDUFASO.COM

DOSSIERS

L'INTERVIEW

PUBLI-REPORTAGES

SERVICES INTERACTIFS

Sondages
Forums
Rencontres
Petites annonces
Guide du JDF

COMMUNIQUES OFFICIELS

2009

DOSSIERS

AGENDA/EVENEMENTS

OFFRES D'EMPLOI

2009

APPELS D'OFFRES

2009

GALERIE PHOTOS

2009

GALERIE VIDEOS

2009

Journal Télévisé