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Burkina Faso: un putsch constitutionnel est en marche

Par Autre médias - 19/09/2014

La presse burkinabé s'inquiète.

Les députés du parti au pouvoir au Burkina Faso ont demandé la convocation d'un référendum pour réviser la Constitution et ainsi permettre à Blaise Compaoré, à la tête du pays depuis 27 ans, de se représenter à la présidentielle de 2015.

On le craignait, on le supputait, dans tout le pays. C’est désormais quasi inéluctable. Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987, se présenterait bien à l’élection présidentielle de 2015 malgré la limitation constitutionnelle qui l’en empêche.
Le 13 septembre, coup de tonnerre dans le ciel politique burkinabé déjà bien assombri par les marches de protestation contre le pouvoir ou la bataille de succession autour de l'actuel président : "81 députés du CDP [parti au pouvoir] et de ses alliés demandent officiellement au président Blaise Compaoré d’user de ses prérogatives constitutionnelles pour convoquer un référendum afin de réviser la Loi fondamentale, dans la perspective de lui permettre une autre candidature", rapporte le quotidien Le Pays. "Les députés de la majorité persistent et … signent", ajoute L’Observateur Paalga, l'autre grand quotidien du pays.

"Les Burkinabés retiennent leur souffle"
Pour Le Pays, "les Burkinabés, épris de paix, retiennent donc leur souffle en se posant certainement la question de savoir quelle sera l’attitude du principal concerné, Blaise Compaoré, face à ces appels incessants de ses partisans et surtout quelle serait l’attitude de l’opposition dans l’hypothèse où Blaise Compaoré répondrait favorablement à l’appel de son camp". L'éditorialiste ne voit dans cette initiative qu’une ruse tactique d'un président sous la pression de la rue, de l'opposition mais aussi de la communauté internationale.

"Blaise Compaoré aurait choisi de faire exécuter la besogne par ses lieutenants. Il aura beau jeu de dire, au cas où ça passerait, qu’il n’a fait que répondre à la volonté du peuple 'souverain'. Mais au cas où ça casserait, il pourrait en imputer la responsabilité aux zélés de son camp. Comme Ponce Pilate, il s’en laverait alors les mains", analyse le quotidien.
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