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Le cri de cœur d’un militant désabusé Sanon Siaka Dit Baye

Par Sanon Siaka dit Baye - 18/09/2014

A messieurs les responsables du MPP

Monsieur le président du MPP, je viens par cette lettre ouverte, déverser ma colère contre un parti que j’ai adopté par conviction et parce que j’ai cru qu’il incarnerait l’espoir. En effet, à la création du MPP, j’ai été le tout premier jeune de Bobo-Dioulasso à y adhérer. Quand Abdoulaye MOSSE m’a approché pour m’expliquer le bien fondé du changement, immédiatement je m’y suis engagé, car pour moi, il le fallait coûte que coûte au regard des arguments qu’il avait avancés. Ainsi, je m’étais engagé avec le MPP corps et âme.
Je me suis battu sans arrière-pensée. Après l’activité du 25 janvier 2014 à Ouagadougou qui a été couronnée de succès, les choses ont pris une autre tournure. J’ai été depuis lors traité d’infiltré. Sûr de ma fidélité au parti, j’ai demandé aux uns et aux autres de venir pour qu’on pour échange afin que ceux qui me traitent d’infiltré, fournisse les preuves de ce dont ils m’accusent. Tous ont rejeté le dialogue.

Madina Sy, membre actuel du bureau politique national du MPP a, en son temps, fait le tour de la ville de Bobo-Dioulasso pour dire à tous de se méfier de moi. Pendant ce temps, celui qui m’a emmené au MPP, à savoir MOSSE, avait coupé le lien entre nous. Il ne m’appelait plus et quand je l’appelais, il ne me décrochait pas. A l’heure actuelle où je vous parle, le MPP a presque détruit ma vie.

A cause du MPP, j’ai perdu ma femme avec qui j’ai onze (11) de vie commune avec deux (2) enfants

Pendant tout ce temps, je travaillais comme point focal, mais avec ma femme. Lors du congrès du 5 au 6 avril2014 à Ouagadougou, on a hébergé les femmes à part. À un moment donné, ma femme était injoignable. Quand je me suis renseigné, on m’a fait savoir qu’elle était sortie avec Abdoulaye MOSSE et Alassane TRAORE. C’est ainsi que j’ai appelé son amie pour lui dire que sa copine boudait mes appels et que si ça continuait, notre mariage pourrait en prendre un coup.

A l’appel des membres du bureau politique national, je n’ai pas entendu mon nom, mais celui de ma femme, Clémence HEMA. Je n’y avais pas trouvé d’inconvénient. Pour moi, ce qui importait, ce n’était pas le poste mais, le changement. Or, c’était l’erreur qu’il ne fallait pas commettre. Depuis ce temps, ma femme ne me parle plus. Elle passe tout son temps à se promener dans les villes, les provinces et autres, sous prétexte qu’elle a des rencontres politiques. Le pire est qu’elle a été victime du pire lavage de cerveau qu’on puisse connaître. On lui a fait croire qu’elle sera députée et cela a encore aggravé la situation. Pourtant, nous sommes ensemble depuis onze (11) et nous avons deux (2) enfants.

J’ai soumis le problème aux différents responsables du parti ici à Bobo-Dioulasso, notamment le président de la fédération, Balamoussa TRAORE. Personne n’a été capable de raisonner la pauvre dame. Tous l’ont regardée détruire son foyer. A l’heure où je vous parle, ma femme ne m’appartient plus ; même ma belle-famille ne veut plus me voir parce que leur fille, qui n’est autre que ma femme, sera députée.

Le MPP, c’est du poisson pourri
Quand je partais au MPP, j’étais réellement convaincu que ce parti allait vraiment apporter le changement et la paix au Burkina Faso, et particulièrement à Bobo-Dioulasso. C’est pourquoi, je me suis mis à dépenser de ma propre poche pour la cause du parti. Je puis vous dire aujourd’hui que ce que j’ai dépensé dans le MPP dépasse plus de 4 millions de nos francs. Et je n’en attendais rien de qui que ce soit.

Le MPP, pas même un jour, n’a pas été capable de me soutenir parce que j’étais le point focal de la jeunesse du parti. Ce n’est qu’en janvier dernier que MOSSE m’a envoyé 50 000 FCFA par TCV. Mais, tout cela ne me disait rien. Ce qui importait, c’était le but visé, à savoir le changement et la paix. Même dans le village d’Issa Dominique KONATE, c’est moi qui y ai implanté le MPP. Aujourd’hui, après tout ce que j’ai fait pour le parti, on me traite d’infiltré. Quelle ingratitude ! Maintenant, j’ai compris. Le MPP, c’est comme du poisson pourri qu’on a jeté et que nous avons pris pour manger. Et voilà les conséquences !

Entre le OUI au référendum et le MPP, je choisis le OUI
Au moment où on me traitait d’infiltré, ils ont tout fait pour me remplacer comme point focal de la jeunesse par un certain Coulibaly. De toutes les façons, moi-même je n’avais plus l’amour pour ce parti comme avant. Aujourd’hui, si on me dit de choisir entre le OUI au référendum et le MPP, je choisirai le OUI car Dieu seul sait ce que le MPP m’a fait. Après avoir détruit mon foyer et sucé mon argent, j’ai été écarté.

Ce n’est que le 30 août dernier, lorsqu’ils ont senti la crise venir, qu’ils m’ont appelé pour me dire de revenir parce que le bureau national a demandé de reprendre tous ceux qui ont été écartés. Je n’y retournerai jamais. Contrairement aux autres qui annoncent leur démission, moi, je ne peux pas en parler, d’autant plus que je n’ai jamais occupé de poste de responsabilité dans le parti. Je n’avais jamais fait la politique. Le MPP est le premier parti dans lequel j’ai milité. Mais, aujourd’hui, je suis convaincu d’une chose. Le MPP, comme le dirait quelqu’un, est une fausse promesse.

Ma récompense au MPP, c’est le regret
Quand j’allais au MPP, j’étais convaincu de ce que je faisais. Mais, aujourd’hui, je puis dire qu’en lieu et lieu du changement et de la paix que j’avais espérés, j’ai n’ai récolté que du regret. Mais, je suis là. Personne ne m’a devancé au MPP à Bobo-Dioulasso. Aujourd’hui, je suis à même de déconseiller quiconque veut aller dans ce parti.

Au MPP, c’est du clientélisme, du copinage malsain, de la calomnie et bien d’autres maux qui font le quotidien. Je ne le dis pas pour dénigrer le parti ; je le dis simplement parce que je ne peux plus supporter ce tort que le parti m’a fait endurer et je souffre profondément dans ma chair. Et je crois que mon expérience servira de leçon à tous ceux qui veulent venir au MPP car ils ont intérêt à prendre leurs précautions. Moi, pour ce qui me concerne, j’en ai eu pour mon compte.
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