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Aff. Norbert Zongo : La Cour africaine reconnaît la responsabilité de l’État burkinabè

Par source: fidh.org - 16/04/2014

Près de 16 ans après les faits, la Cour reconnaît la responsabilité de l’État du Burkina Faso dans le déni de justice des ayants droits des quatre hommes assassinés.

La FIDH et le MBDHP saluent l’arrêt rendu par la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples dans l’affaire concernant l’assassinat du journaliste burkinabè, Norbert Zongo, et de trois de ses compagnons. Près de 16 ans après les faits, la Cour reconnaît la responsabilité de l’État du Burkina Faso dans le déni de justice des ayants droits des quatre hommes assassinés. Dans son arrêt du 28 mars 2014, la Cour africaine reconnaît que le Burkina « n’a pas agi avec la diligence due dans la recherche, la poursuite et le jugement des responsables des assassinats de Norbert Zongo et de ses trois compagnons [et a par voie de conséquence violé] les droits des requérants à ce que leur cause soit entendue par les juridictions nationales » (en violation des articles 7 et 1 de la Charte africaine). La Cour a par ailleurs considéré que le Burkina a violé le droit à la liberté d’expression des journalistes (en violation de l’article 9 de la Charte africaine et 66.2 du traité révisé de la CEDEAO), dans la mesure où sa « défaillance [...] dans la recherche et le jugement des assassins de Nobert Zongo a suscité des peurs et des inquiétudes dans les milieux des médias ».
    © fidh.org
La Cour africaine, qui ne s’est pas encore prononcée sur les demandes de réparations, a laissé trente jours aux deux parties pour lui soumettre leurs arguments sur la question. « L’assassinat de Norbert Zongo reste un point sombre de notre histoire politique récente, et l’État, pour n’avoir pas fait preuve de la célérité nécessaire dans le traitement d’une affaire aussi symbolique, est responsable du déni de justice des familles des victimes. La Cour africaine vient de le lui rappeler. Il s’agit là d’une victoire d’étape pour les défenseurs de droits humains et démocrates du Burkina, qui depuis bientôt 16 ans réclament vérité et justice pour Norbert Zongo et ses compagnons assassinés. L’arrêt de la Cour africaine constitue également une victoire de la justice régionale dans le combat en faveur de la lutte contre l’impunité» a déclaré Chrysogone Zougmoré, président du MBDHP.

Le 13 décembre 1998, Norbert Zongo, journaliste d’investigation et directeur de l’hebdomadaire L’Indépendant, son jeune frère Ernest Zongo et ses collaborateurs Abdoulaye Nikiema et Blaise Ilboudo étaient retrouvés calcinés dans une voiture qui les menait dans le sud du Burkina, des assassinats que les familles des victimes et le MBDHP lient aux enquêtes que menait Nobert Zongo concernant plusieurs scandales politiques, économiques et sociaux que connaissait le Burkina Faso à cette époque, et suite auxquelles le journaliste s’était plaint de menaces. La SUITE
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