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Burkina Faso: au sujet de la succession de Blaise Compaoré

Par Hamed Nabalma-Le Pays - 16/04/2014

Un cadre d'échanges a été l'occasion pour les participants d'évoquer les sujets brûlants , y compris ceux en rapport avec la succession de Blaise Compaoré.

Le 8 avril 2014, la salle des conférences de l'hôtel de l'Amitié était pleine à craquer. Femmes, hommes et jeunes ont fait le déplacement pour écouter les envoyés du gouvernement, à savoir les ministres Yacouba Barry et Amadou Diemdoda Dicko. De la déclaration du chef de la délégation, l'on a retenu que des mesures urgentes et particulières ont été prises en vue d'améliorer les conditions de vie des populations. Ces mesures sont, entre autres, la diminution des prix des produits de grande consommation, l'appui aux orphelins et enfants vulnérables, l'insertion socio-économique des enfants vulnérables, l'appui aux personnes âgées et celles handicapées, l'accès aux financements, la revalorisation de la rémunération des travailleurs, etc.
    © AFP
    Blaise Compaoré, partira, partira pas
Après avoir passé en revue tous les efforts fournis par l'Etat, le ministre Barry a, de concert avec le gouverneur de la région du Nord, Boukari Khalil Bara, enregisgré 20 inscrits sur la liste des intervenants. Relouindé Ouédraogo, président des organisations de la société civile du Nord, premier à prendre la parole, a salué à leur juste valeur les mesures prises par le gouvernement. Cependant, il a attiré l'attention de ce dernier sur le fait qu'il n'a pas toujours le sens de l'anticipation. Les préoccupations d'au moins une dizaine d'intervenants se sont focalisées sur le problème d'eau à Ouahigouya où il faut se lever à 2h du matin pour espérer avoir un bidon d'eau. Quid du barrage de Guitti censé approvisionner la ville de Ouahigouya ?

Un autre aspect abordé a été les boutiques-témoins. D'aucuns sont allés jusqu'à proposer au gouvernement d'ouvrir l'œil sur la cherté des produits pharmaceutiques avant de se demander pourquoi il n'y aurait pas des pharmacies-témoins ? Le bitumage de la route Dédougou-Ouahigouya-Titao-Djibo et de la route Ouahigouya-Séguénéga-Kongoussi a fait l'objet de doléances largement exprimées par les intervenants qui ont ardemment souhaité la diminution des prix des matériaux de construction.

Plusieurs sujets abordés
L'électrification des zones rurales a aussi été au menu des discussions. Parlant du projet à Haute intensité de main-d'œuvre (HIMO), un conseiller municipal a revélé que certaines personnes voudraient en faire une récupération politique en faisant croire qu'elles en sont les promoteurs. C'est pourquoi il a souhaité que tout soit clair dans les esprits. Le maire de Ouahigouya, Gilbert Noël Ouédraogo, a, pour sa part, souhaité plutôt la pérennisation du projet HIMO et son élargissement aux villages. Le maire a déploré le manque criard de personnel dans les CSPS avant d'inviter le gouvernement à revoir l'organisation du 11-Décembre. Selon lui, Ouahigouya n'aurait pas bénéficié de tous les avantages liés à l'organisation de cette fête. Il a même pris l'exemple de la salle des spectacles qui, aujourd'hui, est presque inexploitable parce que ne réunissant pas toutes les commodités. C'est pourquoi il a demandé « d'uniformiser » le 11-Décembre.

Le président du Conseil régional du Nord, Aboubacar Relwindé Savadogo, a tablé son intervention sur le transfert effectif des compétences aux régions. A l'en croire, le processus ne l'est pas encore et il faut travailler pour y aboutir. Le sort des retraités a été longuement exposé par la coordinatrice régionale des femmes du Nord, elle-même à la retraite. C'est avec une voix tremblante qu'elle a fait cas de la souffrance des ex- travailleurs qui, une fois à la retraite, se trouvent dans des conditions extrêmement difficiles. Que compte faire le gouvernement face au bénévolat au sein des préfectures ? La question a été relevée par le préfet de Koumbri qui trouve la situation irrégulière.

Le député Sidiki Belem s'est plutôt intéressé au volet politique de la rencontre allant du vote des Burkinabè de l'étranger à l'organisation du référendum. « Y aura-t-il un référendum oui ou non ? » S'est-il interrogé avant de fustiger le comportement ambigu du gouvernement sur la question. Il a exprimé clairement ses inquiétudes sur le vote des Burkinabè de l'extérieur dans la mesure où l'Etat ne dit rien sur les chancelleries concernées. En réponse à toutes ces préoccupations, le ministre Yacouba Barry a dit reconnaître que la question du référendum divise profondément les Burkinabè, et, pour départager le peuple, il faut y aller. Il a été soutenu dans sa position par le ministre délégué Amadou Diemdoda Dicko pour qui le peuple reste un tribunal qui juge tout le monde.
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